Moelleux, doux ou sec le vin blanc vous enchantera

Le vin blanc est élaboré à partir de raisins blancs ou noirs (mais toujours à chair blanche, les raisins à chair colorée étant exclus). Une fois vendangés, les raisins sont pressés et l'on récupère uniquement le jus. La peau ne macérant pas, la couleur jaune transparent est conservée. On peut toutefois faire macérer les peaux des raisins blancs afin d'en extraire un maximum d'arômes. Cette macération pré-fermentaire est réalisée en règle générale à froid. La vinification des blancs est somme toute plus technologique que celle des rouges car cela demande d'importantes dépenses de frigories.

Savennières "Château Epiré"

Appelé le Montrachet de la Vallée de la Loire, le Savennières est un vin blanc sec. Exclusivement élaboré à partir du Chenin blanc, il est doté d'une incroyable capacité de vieillissement. Les sols de schiste et de grès pourpre lui donnent un caractère particulier, puissamment minéral. C'est un vin riche, fin, très élégant et harmonieux en bouche, aux arômes complexes de fruits (pêches blanches) et de fleurs qui évoluent vers des notes de fruits secs avec l'âge. Depuis quelques années, des Savennnières demi-secs, très appréciés autrefois, sont à nouveau produits. Le terroir de Savennières donne naissance à deux crus : le Savennières Roche-aux-Moines et le Savennières Coulée de Serrant, qui sont difficiles à distinguer tant ils sont proches en caractère et qualité. La Coulée de Serrant, qui ne s'étend que sur sept hectares, est la propriété unique de Nicolas Joly (Château de la Roche-aux-Moines). La Roche-aux-Moines, quant à elle, couvre une surface de 33 ha, et se partage entre plusieurs propriétaires.

Le Klevener de Heiligenstein

La situation en coteaux du village de Heiligenstein se prêtait depuis toujours à la culture de la vigne, mais cette vocation s'épanouit véritablement au 18ème siècle, date à laquelle fut introduit un nouveau cépage et quant survint l'agrandissement de l'aire viticole. C'est en effet après un long procès opposant Heiligenstein - ardemment défendu par Ehrhard Wantz alors bourgmestre - et les trois villages voisins sur l'appartenance des terrains dits "Auboden", que le conseil des Echevins de Strasbourg autorisa Heiligenstein à planter, en 1742, du Klevener sur ses propres terres. Son arôme velouté et discret, son caractère flatteur et particulier, qui lui confèrent un fruité spécial, en font un vin rare et recherché. En gastronomie, il est facilement admis de faire un repas uniquement au Klevener, en réservant pour le dessert un millésime d'une année exceptionnelle, dont le bouquet s'est developpé avec l'age.


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